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Surpoids

L’alimentation

  • Manger des quantités excessives, manger trop gras, trop sucré, trop salé.
  • Comportements alimentaires : grignotage, compulsions, repas pris sur le pouce, manger devant la télévision etc.
  • Dérèglement des sensations de faim et de satiété.

La sédentarité

Diminution voir absence d’activité physique quotidienne.

Les facteurs génétiques et biologiques

  • L’âge : changements hormonaux avec altération du métabolisme lipidique (augmentation du stockage des graisses).
  • Prédisposition génétique : des recherches récentes montrent que certains facteurs génétiques peuvent provoquer des changements de l’appétit et du métabolisme des graisses qui mènent à l’obésité.
  • Maladies métaboliques, hormonales à l’origine d’une prise d’une prise de poids : hypothyroïdie, affection des glandes surrénales.
  • L’origine ethnique, certaines étant plus sujettes à stocker efficacement les calories.

Les facteurs socio-économiques

  • Le milieu socio-culturel : la cuisine, la composition des repas, le temps de partage… sont souvent influencés par les habitudes familiales acquises dans l’enfance.
  • La catégorie socio-professionnelle : artisans, commerçants, agriculteurs, retraités et ouvriers sont les catégories les plus touchées par l’obésité. A l’inverse, les enseignants et les cadres sont les moins concernés.
  • La pauvreté, la précarité : les produits industriels les moins chers sont en général trop riches en graisse, sel et sucres rapides.

Les facteurs psychologiques

  • Stress,
  • Anxiété,
  • Dépression,
  • Personnalité fragile,
  • Traumatismes sexuels qui engendrent une compulsion alimentaire…

Un environnement défavorable

  • L’industrie agro-alimentaire qui propose des plats industriels trop riches,
  • La nourriture abondante, illimitée, disponibles24h sur 24h,
  • Les fast-foods etc.

Autres facteurs

  • Les grossesses : elles peuvent être à l’origine de l’accumulation de nombreux kilos difficiles à perdre dont il est parfois difficile de se débarrasser,
  • Certains médicaments empêchent d’avoir une activité physique suffisante ou diminuent les dépenses énergétiques, ou augmentent l’appétit tels que certains antidépresseurs, anti-parkinsoniens, neuroleptiques, corticoïdes.
  • Le manque de sommeil : il stimule la sécrétion de ghréline, hormone qui stimule l’appétit et inhibe celle de la leptine, hormone de la satiété.

L’augmentation du nombre de personnes touchées par l’excès de poids et l’obésité est liée pour partie aux stratégies commerciales et publicitaires de l’industrie agro-alimentaire et de ses revendeurs.

  • Impact publicitaire de la restauration rapide et des sucres, graisses cachées.
  • Développement des rayons gâteaux, bonbons, desserts sucrées, plats préparés dans les grandes et moyennes surfaces.
  • Disposition des sucres à portée de main des enfants à l’arrivée aux caisses
  • Lobbying à gogo, etc.

Le surpoids et l’obésité peuvent avoir de nombreuses répercussions :

Complications cardio-vasculaires

Dyslipidémie, hypercholestérolémie, hypertension artérielle, insuffisance veineuse et cardiaque…

Complications respiratoires

Syndrome d’apnée du sommeil, essoufflement…

Cancers hormonaux dépendants

Insulino-résistance

  • Favorise l’apparition d’un diabète de type 2
  • Diminution de la production d’hormones sexuelles et de la fertilité

Conséquences psycho-sociales

  • Stigmatisation, isolement social, discrimination, dévalorisation par le milieu familial ou professionnel, …
  • Sentiment d’impuissance face à l’obésité, sentiment d’échec, d’incurabilité, altération de l’image de soi, défaillance narcissique…

Conséquences articulaires

  • Douleurs, arthrose, …
  • Altération de la mobilité

Une maladie ?

Le glissement insidieux du surpoids à l’obésité limite la reconnaissance de cette affection.

Le jugement moral de l’entourage familial, amical ou professionnel induit la notion d’un manque de volonté, d’une personnalité faible, et d’un refus de s’en sortir. C’est un obstacle pour être considéré et reconnu comme malade.

Les charlatans médiatiques laissant croire que la perte de poids peut être facile, rapide et définitive contribuent également à banaliser l’obésité en la sortant du cadre pathologique.

L’obésité ayant des conséquences physiques, psychologiques et sociales, elle doit être considérée comme une maladie, si l’on se rapporte à la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé. La Cour de Justice Européenne a jugé récemment que l’obésité peut aussi être un handicap au travail.

Les principes sont simples.
La réalité est complexe :

Modification au long courts (toute la vie) des habitudes alimentaires

  • Diminution raisonnable de l’apport calorique
  • Restauration des aliments à faible teneur énergétique (fruits et légumes)
  • Limitation des sucres rapides

Il est important de conserver le plaisir de manger.
Il est parfois difficile de se séparer des habitudes acquises depuis l’enfance.

Apprendre à manger autrement est un des piliers du traitement de l’obésité et du surpoids.
Tous les régimes alimentaires restrictifs y compris les plus « stupides » introduisent une perte de poids provisoire. En conséquence, le poids est repris voire dépassé par la suite, à l’origine de sentiments d’échec  et de nouvelle insatisfaction de soi-même.

Selon l’ANSES, 80 % des personnes reprennent du poids 1 an après avoir suivi un régimeSelon une autre étude, il apparait que 5 ans après un régime, seules 5 à 15% des personnes sont plus minces qu’avant. De plus, chez certaines personnes, un régime amaigrissant peut induire des troubles du comportement alimentaire par la suite.

Pour perdre des kilos durablement, la seule méthode qui porte ses fruits est de modifier progressivement ses habitudes alimentaires sur le long terme c’est-à-dire à vie. Dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée, il n’y a pas d’aliments interdits. En revanche, il y a des aliments à consommer avec parcimonie à cause de leur densité énergétique élevée (riches en sucres et graisses) : pâtisserie, sodas, biscuits, confiserie etc.

Pratique régulière d’une activité physique

Les restrictions alimentaires sévères aboutissent à une reprise voire un dépassement du poids dans les mois qui suivent. Le but n’est pas forcément d’atteindre un IMC « normal » mais d’atteindre des objectifs personnels (pouvoir jouer avec ses enfants, rentrer dans un vêtement précis…) et de réduire ses risques de complications.

Une perte de poids est favorisée par un accompagnement. L’équipe de la Satim vous propose un accompagnement pluridisciplinaire vous aider à atteindre vos objectifs.

L’activité physique à une importance majeure dans la balance énergétique, c’est-à-dire dans le rapport entre apports et dépenses. Pour perdre du poids, il faut que les dépenses d’énergie soient plus importantes que les apports.

Une perte de poids doit toujours se faire en associant des mesures diététiques à une activité physique pour limiter la perte de masse musculaire (jusqu’à 25% de perte de masse musculaire sans activité physique contre 10% avec une activité physique). Plus la masse musculaire est importante, plus l’énergie brulée au repos est élevée et peut ainsi limiter la reprise du poids. L’activité physique aurait aussi un rôle sur la régulation de l’appétit.

L’activité physique permet de tonifier les muscles et la peau et de limiter un peu le relâchement cutané induit par une perte de poids, d’autant plus si celle-ci est importante.
Cependant il est impératif de tenir compte des facteurs limitants organiques (arthrose, douleurs, pathologies cardiaques ou respiratoires…) lors d’une reprise d’activité physique. Celle-ci doit respecter l’état de chacun et 4 critères précis « RASP » : Régulière, Adaptée, Sécurisée et Progressive.

En cas d’obésité, un programme doit être mis en place particulièrement pour vous. C’est dans ce cadre que la Satim vous propose des séances d’activité physique adaptée, animées par un éducateur médico-sportif, spécialement formé pour adapter les efforts à vos besoins, vos capacités physiques, vos souhaits et votre état de santé. Il réalise des évaluations régulières pour savoir où vous en êtes et peut communiquer avec votre médecin si vous le souhaitez.
La pratique d’une activité physique régulière diminue fortement le risque de développer certaines pathologies comme le diabète par exemple mais influe aussi sur l’humeur, l’estime de soi, le bien-être en général…

Gestion des émotions

Traitements médicamenteux

Le seul traitement médicamenteux autorisé est l’orlistat qui limite l’absorption des graisses par le tube digestif. Si ce médicament peut être utilisé ponctuellement, il n’a pas d’intérêt au long court.

La chirurgie de l’obésité

La chirurgie Bariatrique peut être un traitement de l’obésité utilisé en dernier recours. Il existe 3 types de chirurgie :

L’anneau gastrique

C’est une chirurgie réversible. Le principe consiste à poser chirurgicalement un anneau autour de l’estomac pour en réduire le volume, obligeant ainsi à diminuer les apports alimentaires. L’anneau peut être desserré au besoin.

Cette méthode est moins pratiquée du fait de son manque d’efficacité.

Le By-Pass

Il consiste à court-circuiter, à partir de l’estomac, une partie de l’intestin grêle. De cette façon, l’assimilation des aliments est fortement réduite. Cependant, si l’assimilation des graisses diminue, celle des nutriments aussi, pouvant créer de nombreuses carences.

La Sleeve

Elle consiste à réséquer les 2/3 de l’estomac, pour constituer un tube dans la continuité de l’œsophage qui est réduit à la taille d’un pot de yaourt.
By-pass et sleeve amènent à une fragmentation de la ration alimentaire en 5 à 6 repas.

Seules les personnes ayant un indice de masse corporel IMC supérieur à 40 ou supérieur à 35 associé à des facteurs de comorbidité peuvent prétendre à ce type de traitement.

La chirurgie bariatrique ne devrait être faite qu’après un suivi de plusieurs mois par un(e) diététicien(ne), un psychologue et un endocrinologue. Associé à une activité physique régulière au long cours, le suivi devrait être poursuivi pendant des années sachant qu’au bout de  5 ans et malheureusement parfois plus tôt une reprise de poids importante est constatée.

Attention !

Si la perte de poids est rapide dans les mois qui suivent la chirurgie, les conséquences physiques et surtout psychologiques et familiales sont à prendre en compte : acceptation du nouveau corps par soi et l’entourage, carences alimentaires, modification des prises alimentaires…

Des interventions de chirurgie réparatrices sont à prévoir, car la perte de poids importante entraîne un relachement cutané.

La prise de poids survient lorsque la quantité d’énergie absorbée est supérieure à  la quantité d’énergie dépensée.  L’énergie excédentaire est stockée sous forme de graisse. Ce déséquilibre énergétique est la cause fondamentale de l’obésité.

Il existe de multiples facteurs qui favorisent également une prise de poids.

Quand parle-t-on de surpoids ou d’obésité ?

L’obésité est un excès de masse grasse qui peut entrainer des conséquences néfastes sur la santé. Elle est évaluée par  l’IMC ou Indice de Masse Corporelle, dont le calcul est basé sur le poids et la taille :

IMC = POIDS (EN KG)/TAILLE2 (EN M)

Ce calcul n’est pas valable pour les enfants, les personnes âgées, les sportifs et les femmes enceintes.

Schéma Obésité

En plus de l’IMC, la mesure du tour de taille est un outil important qui évalue une « surcharge abdominale » qui constitue un facteur de risques cardio-vasculaires et de développement du diabète.
Le risque est élevé pour une femme dont le tour de taille est supérieur à 88 cm. Chez un homme, lorsqu’il est supérieur à 102 cm. Le périmètre abdominal se mesure debout, en plaçant le mètre à hauteur du nombril.
On peut parler d’obésité gynoïde lorsque l’excès de masse grasse se situe au niveau des fesses, cuisses (« culotte de cheval »). Cela concerne plus particulièrement les femmes. On parle d’obésité androïde lorsque la graisse se situe essentiellement au niveau du ventre.

Combien sommes-nous ?

Selon l’enquête ObÉpi 2012, le nombre d’obèses en France est estimé à 6 922 000 personnes, soit 15% de la population française, ce qui correspond à 3 356 000 personnes supplémentaires par rapport à 1997.
32 % de la population française est en surpoids.
Le tour de taille a augmenté de 4,3 cm en 16 ans.